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Pourquoi la photographie argentique n’est pas morte ?

Pourquoi la photographie argentique n’est pas morte ?

Je sais déjà qu’avec cet article je ne vais pas me faire que des amis. Mais ce n’est pas grave… j’ai envie d’exprimer mon ressenti de « jeune » photographe argentique. Ma découverte de la photographie argentique est assez récente. J’ai commencé à pratiquer plusieurs années après mes débuts en photographie numérique.

Dès lors, l’impression de faire les choses à l’envers m’est venue quelques fois à l’esprit. Pourtant, au fur et à mesure des essais et des photos tirées, j’ai constaté une chose : CETTE PRATIQUE EST TOUT A FAIT DIFFÉRENTE. Je pense que contrairement à ce qu’on peut lire ou entendre, la photographie numérique n’a pas remplacé l’argentique. Pour moi, ce sont deux techniques différentes et complémentaires.

L’argentique

La photographie argentique, c’est cette photo à l’ancienne comme la pratiquait nos parents (ou grands-parents pour certains 😉 ). La photographie originale, avant l’arrivée du numérique. Beaucoup d’entre nous ne l’ont pas connue ou à peine. On plaçait un film (ou négatif) de 24 ou 36 poses dans l’appareil photo. Ce petit rouleau appelée pellicule servait à capturer les images que le photographe prenait. Quand le film était fini, il fallait aller le porter à développer au labo photo du coin ou le faire soi-même pour les plus audacieux. On découvrait alors quelques jours plus tard avec impatience et excitation les photos sur papier .

Les appareils étaient moins performants bien sûr mais ils permettaient déjà beaucoup de choses. Il y avait la limite du nombre d’images, du choix d’une sensibilité unique et du type de film, noir et blanc ou couleur. Cependant, ces contraintes avaient leurs avantages. Anticiper, prévoir ou visualiser ce qu’on souhaite capturer, prendre le temps de réfléchir l’image, chercher le bon cadrage avant de déclencher pour ne pas gaspiller de photos sur la pellicule.

Le numérique

La photographie numérique vous connaissez ? Évidemment ! La photo quasiment instantanée que l’on peut voir directement sur l’écran de l’appareil, partager en wifi sur les réseaux sociaux ou refaire si on n’est pas satisfait du résultat. Ces appareils arborent un mode automatique qui fait tout tout seul (qu’ils disent). Du coup, chacun se prend un peu pour un photographe, déclenchant à tout va et collectionnant les clichés dont beaucoup sont « sans intérêt ».

Le numérique a un tas d’avantages en comparaison à l’argentique. Rapide, facile et sans limites (ou presque), c’est devenu plutôt simple de prendre des photos depuis l’arrivée du numérique. Avec les appareils numériques vous pouvez mesurer la lumière de différentes façons et instantanément, faire la mise au point sur votre sujet automatiquement et même changer de sensibilité à chaque photo si vous le souhaitez.

Un autre gros avantage, elle ne coûte pratiquement rien. En effet, hormis l’achat de l’appareil et de la carte mémoire sur laquelle vont être stockées les photos, vous ne devez pas dépenser d’argent pour faire de la photographie. Il est vrai qu’acheter un appareil photo numérique peut coûter un certain prix mais vous l’amortissez sur la durée. Sauf pour ceux qui changent à chaque nouveau modèle 😛 .

Pourquoi complémentaires ?

Tous ces avantages technologiques et cette facilité, associés au coût dérisoire d’utilisation font que le numérique à vite pris une place importante auprès des photographes de tous horizons et de tous niveaux. L’intérêt pour l’argentique diminuant rapidement avant de disparaître presque totalement. Il y a toujours eu des irréductibles qui luttaient contre cette extinction. Depuis ces deux, trois dernières années, il y a doucement un regain d’intérêt pour l’argentique. Le « Vintage », le « Rétro » ayant le vent en poupe auprès de nombreuses personnes, pas mal de jeunes photographes tentent l’expérience ou s’adonnent à l’argentique en parallèle de leur pratique du numérique.

Au cours de mes premiers essais, les photos prises avec des appareils argentiques l’étaient totalement d’une autre façon que ce que je fais en numérique. J’ai constaté en toute logique que je déclenchais moins vite. Le nombre limité de poses, un peu leur coût aussi, faisaient que je ne capturais pas n’importe quoi. Un peu de réflexion… les réglages, le cadrage, un dernier regard pour vérifier que tout me convient et je presse le déclencheur. Et c’est là que je trouve que les deux sont complémentaires ! Pour moi la pratique de l’argentique est une bonne école. Je trouve que ça pousse à développer l’œil, à travailler le regard pour réaliser de belles photos.

Au delà du rendu

Il est clair aujourd’hui que ces deux techniques photographiques donnent des résultats différents. Les rendus sont reconnaissables assez rapidement pour quelqu’un d’un peu habitué. Mais ça ne s’arrête pas là ! Je trouve que la photo argentique est plus simple et plus accessible malgré ce qu’on peut penser. Quand vous utilisez un appareil photo argentique, vous vous concentrez sur la base. L’exposition et ses paramètres Ouverture et Vitesse, la sensibilité étant fixée par la pellicule installée. Une fois que vous avez fait vos réglages en fonction de la lumière disponible, il n’y a plus qu’à se concentrer sur le cadrage et la mise au point MANUELLE tout en regardant votre sujet.

Aujourd’hui, les appareils numérique sont bourrés de technologie et de fonctions, ce qui fait peur et décourage pas mal de débutants. Alors les non initiés préfèrent utiliser le mode automatique qui semble tellement plus facile. Et puis c’est la déception, parce que l’appareil ne fait pas tout. Je pense et je recommande de tester l’argentique à un moment donné pour vous rendre compte. Pour moi, ça a été une confirmation. Certains liens se sont faits grâce à l’argentique. Pour la compréhension de certaines notions techniques par exemple. La photographie argentique est vraiment complémentaire au numérique. Testez-la !

L’argentique c’est cher !

On dit souvent que l’argentique ça coûtait cher. Je ne suis pas d’accord. Elle a un coût bien sûr, mais pas tant que ça. Tout dépend comment on la pratique et jusqu’où on va dans le développement. Il est possible de faire de la photo argentique à bas coût et même de commencer pour moins cher qu’avec le numérique.

Vous pouvez trouver de bons appareils d’occasions dès 50€, avec un objectif à focale fixe de grande ouverture. C’est parfait pour commencer. Un ou deux films à 6€ et un petit 50€ supplémentaire pour le matériel nécessaire au développement de votre pellicule. Personnellement pour la suite, une fois que le film est développé, je le numérise directement pour l’utiliser, le publier ou l’imprimer en ligne. Donc pas besoin d’agrandisseur ou  de chambre noire et de papier. Pour moins de 150€ vous pouvez vous lancer et vous amusez.

Conclusion

L’argentique m’a toujours attiré mais je pense que je n’osais pas par manque de connaissances ou par peur (du prix, du travail à faire,…). Mais dans la prise de vue l’argentique est plus simple. Évidemment, je ne parle pas d’aller couvrir un reportage de mariage où il faut être réactif car chaque seconde compte. Je parle de faire de la photo plaisir, de la photo de rue tout en se promenant au gré du vent. Je ne peux plus me passer de faire de la photo argentique en parallèle de ma pratique du numérique et j’aime ça !

Et vous, vous pratiquez la photo argentique ? Vous aimez, vous détestez, ça ne vous intéresse pas ? Dites-moi ce que vous en pensez en commentaire ci-dessous…

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